Les élections municipales ont eu lieu. La droite a gagné. Ludovic Fagaut est désormais maire de Besançon.
Je le dis simplement et clairement : il est le maire de ma commune. Celle où je vis, celle où j'habite, celle où je m'engage au quotidien.
Les règles du jeu démocratique ont été respectées. Les citoyens qui ont choisi de voter ont exprimé leur choix. Ce choix s'appelle Ludovic Fagaut et son équipe. Dans une République, c'est comme ça que ça fonctionne. Je respecte ça.
Ces règles du jeu, je les ai questionnées — et je l'assume
J'ai rédigé il y a quelques mois un manifeste citoyen sur ce sujet. Je l'assume entièrement.
Je crois en une représentativité réelle : un conseil municipal qui reflète toutes les sensibilités de la ville, y compris ceux qui ne veulent pas d'étiquette partisane. Je crois en la transparence — que les partis publient le nombre réel de leurs membres encartés, pour qu'on sache honnêtement qui représente qui. Je crois en une campagne d'écoute, centrée sur le quotidien des gens. Je crois en des mandats courts, non cumulables, avec une logique de rotation pour maintenir un lien vivant avec la réalité.
Ce système-là, je veux continuer à le porter. Et en attendant, je reconnais celui qui existe.
Bravo — et je le pense vraiment
Cette année, à Besançon, le programme de Ludovic Fagaut a davantage parlé aux électeurs. C'est ça, la démocratie : un choix exprimé librement par des citoyens qui se sont déplacés. Bravo à lui et à son équipe. Ils ont maintenant la responsabilité de représenter l'ensemble des habitants de cette ville.
Et c'est là que ça commence vraiment. La démocratie locale, ça se joue tous les jours — bien au-delà du soir du second tour.
La ville ne se fait pas sans nous
J'ai la conviction profonde que les citoyens ont un rôle actif à jouer dans leur commune — et qu'attendre que les choses se fassent à notre place est une illusion confortable mais stérile. Peu importe la couleur politique de la municipalité en place, ce qui compte c'est le lien, l'échange, la capacité à se parler vraiment.
Parler de soi d'abord — de ce qu'on vit, de ce qu'on ressent, de ce qui nous pèse ou nous réjouit dans notre quotidien. C'est de là que naît quelque chose d'honnête. Pas des grandes déclarations, pas des postures : du concret, du vécu, du subjectif assumé.
Ensuite, travailler ensemble. L'intelligence collective ne se décrète pas, elle se construit patiemment, dans la diversité des points de vue, en acceptant qu'il n'y ait pas une seule bonne réponse mais une multiplicité de solutions qui peuvent cohabiter et se compléter. Une ville est complexe. Les gens qui l'habitent le sont aussi. C'est une richesse, pas un obstacle.
Ça implique d'écouter les peurs autant que les idées. De prendre en compte ce qui fait résistance, ce qui bloque, ce qui inquiète — sans les balayer, sans les instrumentaliser. Et de garder les pieds sur terre : proposer ce qui est faisable, tester ce qui est accessible, avancer pas à pas plutôt que de s'épuiser dans des projets qui ne touchent jamais le sol.
Ce travail-là appartient aux citoyens. Il ne remplace pas les élus — il les nourrit, il les interpelle, il leur donne de la matière. Et il existe quelle que soit la majorité au pouvoir.
Ce que je vais faire
Analyser les faits. Comme pendant la campagne, je vais continuer à publier des articles factuels sur ce qui se passe dans la ville. Décisions, orientations, projets — je vais suivre, documenter, mettre en perspective.
Aller chercher la parole des citoyens. Tous les citoyens. Dans mon quartier de Battant en particulier, je veux continuer à recueillir du vécu concret : ce qui va, ce qui manque, ce qui fait sens au quotidien. Sans distinction de sensibilité, de statut ou d'âge.
Travailler les enjeux. Collecter, croiser, analyser — pour en tirer des propositions concrètes et documentées.
Agir. Ce qui est possible sans intervention municipale, on le fait directement. Ce qui nécessite un interlocuteur à la mairie, on le travaille sérieusement et on le soumet — à cette municipalité, comme aux suivantes. Les élus représentent les citoyens. Notre rôle de citoyens, c'est de leur apporter du travail solide, pas des pétitions en l'air.
C'est mon engagement. Ancré dans ma commune, dans mon quartier, dans le quotidien de ceux qui y habitent.